La légion d’honneur est-elle dévoyée ?

Instituée le 19 mai 1802 par Napoléon Bonaparte, elle incarne des valeurs fortes liées à l’histoire de France. Son objectif est de récompenser des mérites militaires et des mérites civils.

Or….. Subrepticement, la part des légions attribuées aux mérites civils est passée de 10 % à…50 % ces dernières années, l’objectif à mes yeux étant de minimiser au maximum le poids de l’armée française.

Si l’on peut rire du galvaudage qui consiste à décorer des Rika Zaraï, Isabelle Adjani ou J. Halliday, les attributions déshonorantes (en catimini mais quand même..)  à Ali Bongo par Sarkosy et au prince Mohamed ben Nayaf, prince héritier d’arabie saoudite, ne peuvent que nous interpeller.

Nous parlons bien içi de mérite. Le soldat qui laisse sa vie au service de son pays fait preuve de mérite. Le scientifique qui consacre sa vie à faire avancer la médecine, les sciences, la connaissance du monde, fait preuve de mérite.

Un footballeur payé plusieurs millions d’euros par mois pour faire son travail, fait-il preuve de mérite pour avoir marqué un but ?

Un chanteur, un comédien, aux salaires indécents, font-ils preuve de mérite pour avoir poussé la chansonnette ou joué un rôle ?

Un dictateur africain ou saoudien, dont les pays ignorent jusqu’au sens de l’expression « droit de l’homme », ont-ils à être honorés en France ?

Nous assistons depuis quelques années à une distribution inconsidérée de la récompense suprême, tels des caramels pour faire taire des enfants.

La palme de l’hypocrisie revient, à mes yeux, à la légion d’honneur attribuée à l’une des apparatchiks du PCR réunionnais, qui a modifié le proverbe : « qui veut tuer son chien dit qu’il a la rage » en « qui veut tuer un opposant politique dit qu’il est fasciste »….

RIP la légion d’honneur et ses valeurs !

Source : Maurane LEPAGE