Accusé d’avoir percute un policier, il nie mais se justifie : « Je ne les aime pas, c’est tout »

À Caen, il refuse d’être contrôlé par une policière pendant le ramadan et la frappe avec sa ceinture

Dimanche 28 mai 2017, à Caen (Calvados), un homme de confession musulmane a refusé d’être contrôlé par une femme policière pendant le ramadan. Il l’a frappé avec sa ceinture.

Un homme de 35 ans ne voulait pas se faire contrôler par une policière, à Caen (Calvados), dimanche 28 mai 2017. Il l’a frappé avec sa ceinture. (©Fotolia/Illustration)

Dimanche 28 mai 2017, entre 19h et 22h, les policiers de Caen (Calvados) sont intervenus pour sécuriser le quartier de la Grâce de Dieu. « Il y avait plusieurs groupes de personnes, des échauffourées et des rixes », souligne une source judiciaire à Normandie-actu.

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Il refuse de se faire contrôler pendant le ramadan

La police a voulu contrôler un homme de 35 ans, mais ce dernier a pris la fuite. Quand il a été rattrapé, l’homme de confession musulmane a dit refuser de se faire contrôler pendant le ramadan et « d’autant plus par une femme », précise cette même source judiciaire.

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Insultes et coups envers des policiers

L’homme, énervé, a débouclé sa ceinture et a commencé à frapper la policière avec sa boucle de ceinture, sur l’avant-bras. Plusieurs policiers ont alors réussi à le maîtriser et à le menotter, non sans mal. « L’homme a également copieusement insulté les forces de l’ordre », précise la source judiciaire.

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En tout, trois policiers, dont la policière frappée par la ceinture, ont été légèrement blessés et ont écopé chacun un jour d’ITT (incapacité totale de travail).


Bornes à incendie ouvertes et policiers caillassés à Grenoble

Des affrontements ont eu lieu ce dimanche 28 mai 2017 dans le quartier Villeneuve-Village Olympique à Grenoble. Les policiers s’étaient rendus dans le quartier pour aider les services techniques de la ville à fermer des bornes à incendie.

Par

Anne Hédiard
Publié le

Il faisait chaud ce dimanche 28 mai à Grenoble. Est-ce cette chaleur lourde qui a inspiré la mauvaise blague ?

Toujours est-il que de nombreuses bornes à incendie ont été ouvertes dans le quartier Villeneuve en fin de journée.

Vers 18 heures, les policiers ont été appelés dans la quartier pour prêter main forte aux services technique de la ville.

A leur arrivée rue Christophe Turc, les agents des forces de l’ordre ont été caillassés par des jeunes du quartier. Ils ont répliqué à coups de flash-ball.

Il n’y a pas eu de blessé ni d’interpellation.


Tensions en Charente : les violences se poursuivent à Soyaux

Mardi matin, les stigmates des échauffourées sont toujours visibles

ANNE LACAUD

Jeunes et policiers s’affrontent depuis samedi. Mardi vers 17 h 30, une dizaine de véhicules de police étaient déployées à proximité de l’agence postale du Champ-de-Manœuvre

Les tensions ne retombent pas à Soyaux. Mardi vers 17 heures, les policiers étaient alertés par trois postiers, retranchés dans leur agence du Champ-de-Manœuvre, encerclée, selon leurs déclarations, par une cinquantaine de jeunes gens.

Trente minutes plus tard, une dizaine de véhicules de polices dont un fourgon et quatre motards se déployaient dans le quartier. Certains policiers étaient munis de casques anti-émeute, d’armes de type HK G36 et, pour la plupart, de gilets par balles. Même si la tension était palpable, aucun incident ne serait à déplorer à 18 heures.

A proximité du bureau de poste, quelques papiers ornaient la route, et une bouche d’égout fumait.

Déjà, mardi matin, les stigmates de la nuit d’échauffourées n’étaient pas toutes gommées. A proximité du centre commercial du Champ-de-Manœuvre de Soyaux, des poubelles et détritus fumaient encore sur un rond-point, comme le révélaient nos confrères de « Charente Libre ». Le distributeur automatique de l’agence postale était hors service, son écran brisé. L’enseigne du salon de thé n’était plus lisible. « Les policiers ont tiré des flashballs alors que ma terrasse était pleine de clients », assurait le gérant.

Véhicule de police caillassé

Que s’est-il passé ? Lors d’un point presse, plus tôt dans l’après-midi de mardi, le préfet de la Charente, Pierre N’Gahane, expliquait que depuis samedi des tensions agitaient le quartier. Samedi, un jeune homme faisait un rodéo en quad. La population avait demandé l’intervention de la police. Cela s’était « relativement » bien passé. Dimanche après-midi, des jeunes jouaient avec des bouches à incendie, pour pouvoir s’arroser durant cette journée caniculaire. Là encore, les habitants avaient alerté la police. Les pompiers avaient eu du mal à refermer les bouches. Un véhicule de patrouille avait été caillassé.

Lundi soir, vers 19 heures, un jeune homme roulait à motocross, dont il n’était pas le propriétaire, sans casque, à vive allure et en sens interdit. La police a tenté de l’interpeller, le motocycliste aurait alors délibérément foncé sur le véhicule des fonctionnaires. Une cinquantaine de jeunes auraient alors encerclé la voiture des policiers, la caillassant.

Après que le calme soit revenu aux alentours de 20 h 30, les policiers étaient de nouveau appelés pour un feu de poubelles. A leur retour, les fonctionnaires constataient de nombreuses dégradations dont des tags nommant des policiers ou invoquant Daesh et Hitler.

Ils faisaient alors usage de bombes lacrymogène et de balles de défense, non létales, pour disperser les dizaines de personnes présentes. Ils n’ont procédé à aucune interpellation.

Une réunion entre le préfet, le maire, le procureur, les bailleurs et acteurs sociaux ainsi que la police est programmée mercredi après-midi.